Peu à peu les pièces s’imbriquent
Destin tragique
Sans autre échappatoire que le soir
Traverser l’obscurité, à tâtons dans le noir
Refuser ou non de le voir
Refouler dans le vin, dans des quêtes mystiques
La réalité crue qui détisse la toile
Regarder avec un espoir nostalgique
Vers les étoiles
Cacher comme on peut sa panique
Peu à peu tout est clair
Les morceaux d’avenir sombrent dans les ténèbres
Aspirés sans jamais devenir
Notre univers s’étend plus vite que la lumière
La reine rouge s’épuise à courir tout le temps
Baisser les bras est si tentant
La monstruosité, couleur de nos printemps
Couve toujours quelque part
Qu’on s’égare, qu’on trébuche, déjà il est trop tard
Pourtant, on commençait à voir
Là-bas, dans le lointain
Si on garde dans cette nuit
Un peu, en nous, de cette lumière qui s’enfuit
Après le tumulte qui vient
Peut-être, un jour, un nouveau matin
13.04.2025