La vie comme un court-circuit permanent
À l’assaut sans cesser des idées qui germent
Dans nos esprits bulles de savon ternes
La couleur un souvenir lointain rémanent
On n’a plus le temps
Et quand bien même on l’a, c’est en le fragmentant
Qu’on croit vivre plus tout en regrettant
L’incessante reprise à chaque instant
De moments délaissés
Oubliés affaissés
Plus de rythme plus de musique
Les rimes cachés ont presque honte
D’affirmer leur continuité
De prendre le temps du décompte
Comme un léger vent de panique
À qui prend le temps d’hésiter
À qui rêve encore d’exister
À qui satisfait seul s’applique
Plus de rythme vaine frénésie
Quand vivre devient fantaisie
L’univers l’ennemi statique
Et le rêve haut fait hérétique
14.10.2025