Au commencement et à la fin, le verbe

Un rapport indécis aux mots qui me tenaillent
La liberté s‘effrite
L‘estomac me cisaille
De penser aux démons humains qui nous habitent

On voudrait mieux que ça, vraiment
On vaudrait quelque chose
L‘illusion tenace au monde qui nous oppose
Une image en fragments

Fantasmes de chimères par l‘esprit mal conçues
Béquilles invraisemblables, démiurges saisissants
Esprits infatigables, et pourtant à jamais déçus
Nos dieux nous sauvent mais ne sont pas vraiment obéissants

Et moi, suis-je fou aussi, de cette maladie humaine
Qui voit des fantômes, qui se démène
À la poursuite de ses vides fictions
Ad nauseam répétitions

Où est rendu ce jour le prion qui me guette?
Rions, faisons la fête, je m’entête
Au milieu du marais des idées qui fermentent
Des humains qui se mentent

La liberté effrite
Ce rapport indécis aux maux qui nous tenaillent
Nature humaine déconfite
Dans les esprits vifs qui déraillent

Ce serait tellement plus facile
Dans la folie et l’illusion ambiantes
D’être docile
Chante, Prométhée, chante!


08.04.2025