Le déchirement de quitter des inconnus,
Parsemés à travers le monde
L’espoir de retrouver les terres connues
Au moins l’espace infini d’une seconde
Les embrassades chaleureuses
Pour apaiser la douleur d’adieux inévitables
Bientôt les bras de mon amoureuse
Retour dans le foyer, paisible et stable
Équilibriste entre les mondes
Funambule du devenir
Fils distendus des souvenirs
Quand tout peut s’écrouler chaque seconde
Parce que le temps passe
Profiter de tout
Malgré tout garder de l’espace
Entre les peurs, les menaces et les fous
Pour respirer autre chose que l’angoisse
De l’impermanence qui efface
Le sable sous nos pas volontaires
Doux comme l’écartèlement, le mystère
Des ruisseaux de la vie, zébrures de la terre
Alors on danse, il n’y a rien d’autre à faire
En bonnes compagnies
Et pourtant solitaires
20.05.2024