C’est tellement pire ailleurs
Pourtant déjà ici, démunis
On frémit à la moindre chaleur
Et ce n’est pas fini
L’angoisse dans les regards
Presque une vraie surprise
Ceux qui doivent sortir errent en vain l’air hagard
Les autres se terrent chez eux, à rêver d’une brise
Qu’il est calme sans air cet animal bruyant
Sous les contrecoups durs de ses excès coupables
Le confort tue autant que les regards fuyants
La vie enseigne à tous cette leçon redoutable
Ce sera tellement pire
Mais on oublie si vite
Pour se retenir de blêmir
Sur notre longue ligne de fuite
01.08.2024