Et rester un enfant…
C’est ce qu’il faudrait dire après la moindre phrase
À chaque souffle
À chaque phase
De cette vie qui use nos cœurs, notre innocence
Et pourtant on grandit
On joue à se faire peur
Les braises de l’enfance rougeoient dans notre cœur
Au moindre vent qui passe
Les tisons qu’on brandit
Apaisent nos douleurs
Dans la rougeur pâlie
Des souvenirs fugaces suffisent à raviver
Nos rêves absolus
Nos absolus rêveurs
Avant que les menteurs ne nous volent nos vies
Et rester un enfant
Qui a peur
Qui connaît la valeur
Des sombres différences
La cruauté de l’indifférence
Et de l’envie
Apaisé par la vie généreuse et sensible
Plus d’objectifs, plus de besoins, plus de cibles
Comme un enfant naïf qui rit de tout son cœur
Futile cristal grelot qui parfois pleure
Et qui tintinnabule
Face au monde et à ses marionnettes ridicules
D’un clin d’œil ravageur à la vie somnambule
Comme un arc-en-ciel sonore de couleurs
13.06.2024