Notre humanité saigne
Baigne
Dans un flot toujours aussi impétueux
De ses vies dépensées
Ses principes vertueux
Ses dogmes insensés
Ses folies et ses vies vite effacées
Malgré le bruit qui court
Comme toujours
Que la fin pourrait être proche
L’ego burine de coups de pioche
Sa détresse qu’il préfère, plus évidente
À l’espoir, difficile pente
À remonter jour après jour
Tenter d’aimer toujours
Défi, folie, jeu et génie
Malgré l’hypocrisie systémique qui étouffe
Cette humanité vaine
Pleine de contradictions
D’inactions
D’esbroufe
Divisée en clans qui séparent
Le temps de tant de grands soirs
Chacun veut sa part
Au point d’en oublier qu’on est tous dans le même gâteau
Je ne suis pas de votre temps
Je suis juste là assis, je regarde et j’attends
La fin du printemps
Dans le calme moribond du rebond
Je ne suis pas de votre terre
Ce grand mystère
Je suis perdu ici, seul, j’erre
Dans la vaste étendue de l’amour éperdu
Je ne suis pas de votre vie
Pourtant je vous envie
Un rien vous ravit
Mais le navire chavire à tout vent de travers
Tant d’identiques différences
Tant de guerres
Pour tant de bannières
Écoutez-moi juste un instant
Ou pas
Je ne suis pas de votre monde
Je ne suis pas non plus du leur
Je vous demande juste un peu de chaleur
Une heure
Un peu moins de peur
Pour me rassurer
Avant d’aller sur mon chemin pour tenter à nouveau
En idées et en rimes toute plus ou moins fécondes
De construire des ponts,
Tisser des liens,
Entre les mondes
18.06.2023