Comme enfermé dans un carcan vide de chair
Un carcan de culture, de règles et de fer
Un cri me déchire l’âme de l’intérieur se taire
Sous le poids des bêtises, des lâchetés pour plaire
Sous le poids des mensonges, des vies étouffent sans air
Asphyxie relative monoxyde somnifère
On donne juste assez pour les faire se taire
Comme enfermé aussi pièges des convenances
Englués dans de mornes et sordides bienveillances
Répétitives plaies de l’âme qui ne panse
Pas assez vite pour guérir de ses souffrances
L’âme perdue à la merci des déshérences
Syndrome de Stockholm, mirages de l’abondance
Usés jusqu’à la trame de la moindre impatience
Comme enfermés sous nos lumières artificielles
Qu’on a laissées béats nous ravir jusqu’au ciel
Nous versons sur nos plaies de lourdes larmes de sel
Nos cris étouffés meurent les yeux gorgés de celles
Qu’on n’ose même plus rêver existentielles
Au loin resplendissant un coucher de soleil
Indifférent poursuit sa chute universelle
12.10.2022