Rester sur sa faim

Les mots qui bouillonnant nous donnent déraison
Sous le regard des rêves que nous brisons résonnent
L’aventure et le calme plus aucun ne foisonne
Une agitation morne traverse nos saisons

Le vide qui nous habite se hante de chimères
Le calme naturel frémit dans le silence
On vit, on meurt, tout passe dans l’indifférence
Bruyante et acérée de fantasmes amers

Les vies se meublent en vain de loci égotistes
Nombrils aveugles et mous où se noient nos minutes
Prétextes à tous vils pleurs et à toutes vaines luttes

Noyée dans le tumulte de son baroud d’honneur
L’humanité camoufle son penchant pour l’horreur
Du chaos insipide d’un dernier tour de piste


18.03.2022