Lucide

Savoir ouvrir les yeux quelques instants perfides
Qui grèvent nos mémoires de souvenirs douloureux
Voir sans pouvoir dévoir les âmes belles les cœurs vides
Les esprits incapables
Les égos redoutables
Les autruches dans le sable
Le réel implacable
Savoir où on en est dans cette vie avide
Le vrai nom des choses nues dans une plaine aride
Les esprits chevaleresques, lames des malheureux
Savoir fermer les yeux quelques instants quand même
Et se mentir un peu pour ne pas devenir fous
Ne pas se dégoûter de ce monde qu’on aime
Sans oublier surtout que ce monde c’est nous.


21.11.2022