Le poids du doute

L’âme comme burinée de soleils de passages
Je ne veux surtout pas ressembler à quelqu’un
J’avance dans le monde tel un vieil Arlequin
À la pelisse usée par d’incessants naufrages

Vieux fou relève-toi et trouve le courage
De te lancer sans foi dans un combat sans but
Le savoir est ingrat, la société une brute
Qui se repaît des cœurs à la pensée trop sage

D’un pas léger et vaste à travers cette vase
J’avance sur les semelles usées de mes souliers
D’une île à un abri, d’un monde irrégulier

A l’immensité vaine de nos répétitions
Où la monotonie, guise ersatz d’extase
Efface de nos vies la moindre passion


13.09.2022