Soigner le vent par le vent

Dans l’exil intérieur de nos échappatoires
On s’accroche à la branche du moindre souvenir
L’angoisse mortifère souffle un chagrin péremptoire
Pour ramener à l’ordre l’entropie à venir

Serrez les fesses, les dents, à la lumière du soir
En attendant les sages conseils que la nuit porte
Au soleil du matin ravi de nous revoir
A nous on prend ce à quoi la vie nous exhorte

Théoricien sans peine de la vision du pire
Raison qui nous emporte dans une longue avalanche
Sans même le salut passager d’une planche

Le chaos salvateur établit son empire
A qui supporte lire le livre par la tranche
En feuilletant le vent qui éveille un sourire


22.11.2021