L’hiver nous trouve las
Notre vie frénétique
À un rythme sans âme au cœur nous a blessés
Les peines plaies ouvertes
Suintent leur mort glacée
Aux fils mille fois rouverts dopés d’antibiotiques
Agonies sans saveur
Voyageurs sans viatique
Dans l’éternel présent pas le temps de cesser
Quand la vie gît au sol
On court sans se baisser
Par peur d’être taxé d’oisiveté hérétique
Mais la vie se reprend sans jamais se lasser
La lassitude toujours perd sa course erratique
Sur les ruines du temps de chaque instant passé
L’émerveillement éclôt des rêves d’instants magiques
26.12.2021