Feu de camp

Les mots dans l’indicible trouvent un ennemi ardent
Qui réchauffe nos vies d’un brasier d’inconnues
Étincelle après étincelle
Le silence d’une nuit, un germe de printemps
Une respiration retenue

Émerveillés les yeux dans les flammes rebelles
Outre-monde retrouvent à l’intérieur à nu
Le plaisir dans le calme
Le silence d’une nuit, le feu de camp perdu
Minuscule sous le ciel

L’univers solitaire nous observe ingénu
Les flammèches s’étiolent dissipées dans le vent
Portées par la chaleur
Des bulles de savons de l’enfance revenue
À la merci du temps

Savoir vivre libre et fier la montée vers les cieux
Sans crainte et sans espoir, profitant de la vie
Profitant de la vue
S’étoffer et grandir, s’assagir, devenir vieux,
Vivre sans préavis.


19.11.2021