Quand les statues respirent

Nous sommes les sbires
De ceux qui nous dirigent
Car on les laisse faire

On leur érige
De froides statues de cire
Dans les feux de l’enfer

Pour mieux leur reprocher
De fondre pour nous plaire

On aspire
À savoir mieux faire

Comme nous ils respirent
Comme nous ils espèrent
-
Nous sommes l’emprise
De nos peurs primaires

Nous sommes la méprise
Et l’erreur salutaire

Le jugement solitaire
Et la surprise

L’erreur est si humaine
Qu’elle a tout pour nous plaire

Le besoin qu’on nous mène
Au-delà de notre sottise

La vindicte géhenne
À qui ose le faire


18.04.2020