Les mots se donnent sans frais à qui veut bien entendre
Tendre l’autre joue tendre, tendre, tendre, retendre
Sans fin, sans fruit, sans froid, ne jamais se détendre
Les mots de notre monde façonnent notre vie
Fascinés par les gouffres qui ne cessent de s’étendre
Méthodiques et studieux sans se laisser comprendre
Jusqu’à s’user les yeux, lire, sourire et apprendre
Les mots qui empoisonnent le goût de nos envies
Quand l’amertume lâche ne cesse de prétendre
Que le feu toujours couve sous d’immuables cendres
Quand la tiédeur ambiante, par dépit, nous ravit.
Rêver jusqu’aux étoiles mais savoir redescendre
Accrochés à nos mots qui ne cessent de suspendre
Aux quatre vents du monde la toile de nos vies
10.12.2020