Fiction charpentière

La fiction multiplie les possibilités
Le rêve étend ses griffes en kaléidoscope
Je tends en vain la main en coupe et je m’écope
Des trop-pleins qui me noient jusqu’à la cécité

Le destin ne s’entend guère qu’a posteriori
Un filet de murmures qui coulent en parallèles
Trop peu pour une vie à se mordre les ailes
À l’écoute des silences, à l’écoute des cris

Garder les pieds sur terre s’autoriser le rêve
Ce pendule qui nous aide à trouver l’équilibre
Dedans dehors ici ailleurs mais vivre libre
De nos fictions nourrir notre sang notre sève

Avancer peu à peu sur nos aspérités
Qui rabotent les excès de trop de vérités


19.11.2020