Quelques lignes étonnantes
Dans le ciel bleu azur qui colore nos prairies
Quelques mots qui surgissent
Aux pentes détonantes
Tandis que réagissent
Les étranges féeries
De la plaque tournante
De nos vies en furie
Le vent souffle et toussote
Siffle de ses poumons
L’odeur de goémons
Putrides qui grelottent
Dans l’hiver qui tarit
Nos réserves de froid
L’humanité pâlotte
Nos tolérances aux rois
Aux vérités qui se chuchotent
A tout ce qui s’étale
Moins bien fugacement que la marée
Quand au bord de l’étal
On nous fait miroiter nos rêves effarés
Grisée par le silence
Au milieu de ce bruit
Au mieux quitte à tout prendre en son absence
Entre l’ennui ou la nuit
Le crépuscule des dieux
Prend une tournure étrange
Ils doivent bien se marrer, là-haut, les anges
Qui se croient infinis
Détournés de nos âmes désunies
Seuls quelques vieux
Encore
Et des âmes lointaines
Connaissent la fontaine
Qui ravive le feu des phares de nos ports
Montrent aux derniers voyageurs
Ces lignes dans le ciel
Éphémère
L’humain devient polychimère
Le spectacle est et émerveille
Et nous n’avons même plus peur
De ces quelques lignes émouvantes
Dans le ciel bleu azur qui nous serre le cœur
Quelques souvenirs, pas vraiment de rancœur
De journées belles et éprouvantes
09.11.2020