Ataraxie laminaire

Rêve d’ambiguïté sans monde qui chavire
La proue de nos voyages arrive avant la poupe
Sans se soucier du vent qui chavire les chaloupes
Nonchalantes compagnes qui hantent les navires

Hypoxie des lagunes aux prairies débonnaires
L’air dévié de nos routes risque la fantaisie
Sans doutes imaginaire et tranquille frénésie
Ataraxie naissante intense et laminaire

La longue traversée du désert de l’étrave
Sur laquelle funambules nos âmes déambulaient
Rappelle en nos relents la chair même de l’épave

Quand nous allions sans foi étancher rêve vain
Dans l’océan salé aussi lointain qu’après
Notre présent hâtif d’ambiguïtés sans faim


Lausanne 05.11.2020