Rêve d’une vie d’été

Qu’est-ce qu’un océan, si ce n’est une multitude de gouttes d’eau ?

Au printemps de sa vie, au chaud dans son berceau
L’homme labourait sa terre d’une rage destructrice
Au risque de blesser à jamais sa matrice

La tête dans les étoiles et les pieds dans la boue
Les gestes répétés, rassurants, rendent fou
Dans sa cage il tournait, damné de sa planète

Admirer les étoiles, rêves des grands cerveaux
Plus fous, désespérés, fuir ce carcan hideux
En ce jardin d’Eden, surpeuplé de ses dieux

Nous sommes les gouttes d’eau qui jaillirent de la Terre
A grand regret quitter son trouble et grand mystère
Pour aller voir plus grand, silence de la fête


Une graine après l’autre à quitter le soleil
Etincelles de vie à travers l’univers
L’une luit là-bas, ailleurs, et contemple la terre

L’autre a failli sans gloire, a fané sans adieux
Mais d’un destin porteur dans son rêve consumé
Elle a vécu tant plus que sa vie consommée

Combien naviguent encore bercées par le sommeil
A explorer des mondes avenirs des possibles
A survivre de vivres et volonté paisible

A travers le temps tant que dans ces vastes cieux
Rassurés par l'immense univers qui cajole
Combien de vie à naître pour chaque nef qui décolle ?


06.07.2016