Le soleil brille par son absence
Le sommeil luit de rosée, matinal
Le geste redevient un à un machinal
Le souffle court à la recherche de l’essence
Effort pulmonaire où s’épuise le jour
La poitrine soulève des soupirs inspirés
Le cœur se grève du passé déchiré
Du présent éternel emprunte le détour
Tout autre chemin dans le mur qui va
A la rencontre de demain dans l’âme
Qui bat le pavé d’un rythme s’enflamme
Labyrinthique énigme du vent qui se leva
Reste quelques instants à contempler la mer
Le monde imaginaire, les montagnes et le temps
La poussière d’étoile dont sont faits les instants
Ces ultimes étrangères, particules élémentaires
Train Berne-Lausanne - 16.06.2016