Au centre du vieux monde plane l'ombre d'un doute
Les passants sans-souci épanchent leurs tristesses
Tout, le moindre sourire et la moindre caresse
Nous remet sur les rails et rallonge la route
Âme qui me connaît tout au fond de la soute
Dans le caveau mouvant de ta triste folie
Où sont reléguées tes envies et ta paresse
Es-tu prête à briller et sombrer dans l'oubli ?
Ou encore profiter d'un reste de jeunesse
Boire le vin et sa lie jusqu'à la dernière goutte
Âme il faut que tu t'armes pour contrer la bassesse
Où te reléguera sans défaut la déroute
Un dernier soleil brille une dernière idée
Douce sauvage et libératrice orchidée
Clair de pleine lune sous un ciel enluminure
Horizon vague mer sans trace de voilure
Rêve dépossédé
Tu hésites chaque pas entre les avenirs
Sagement persuadé que ce qui va venir
Avec ou sans toi homme à peine en devenir
Viendra et que rien ne pourra te retenir
04.07.2004