Fuite à travers le désert

(en écoutant Talvin Singh, OK, Traveller)

Toute la solitude du monde
Tant de bruits dans ce désert
Quelques frissons qui s’effacent
A force d’habitude
Mais le cœur toujours se gèle
A l’idée de vivre la musique

Personne ne survivra à un tel désert
Personne n’osera lui faire face
Immense, puissant, grand, solitaire
Le sable sur nos souvenirs s’amoncelle
Les premières vagues sur l’océan
Déjà
S’effacent

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On s’enfuie
Course effrénée
On n’est pas même poursuivis
Nos pieds nus ne souffrent plus
Comme par une force mystérieuse
On accélère encore
L’espoir renaît
Entre des montagnes

Apparaissent des glaciers

Ou était-ce le désert
Que nous venions de quitter

Trop tard, déjà sur la pente
Plus question de redescente

Ne pas regarder en arrière
Au risque de trébucher

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On est arrivé quelque part
Complainte de l’instant

On se jette de nouveau dans l’inconnu

On dévale cette pente
La terre nous avale
Nous mâche
Nous recrache
On se relève
Oppressé
En boitant
Abandonnant notre cœur
Notre âme s’enfuit en courant.


14.05.2001