Agonie

La vie de son affreuse griffe nous retient
Nous forçant chaque jour à subir le destin
Qu’un dieu amer et seul déçu par les humains
Inflige sans pitié et sans amour, sans rien

Met dans nos mots du fiel, dans nos cheveux des poux
Brise nos âmes si frêles et nous met à genoux
Plante sans délicatesse le mal tel un couteau
En notre cœur saignant un sang autrefois chaud

Il est si froid il coule à peine maintenant
Ce n’est plus que le temps qui agite nos corps
Inertes incessamment, ce n’est plus que le temps

Le soleil ne brille plus hélas depuis longtemps
Là où était la vie, il n’y a plus que la mort
Seuls quelques rares poètes agonisent encore


16.10.2000