Le sable coule sans fin
Un désert organique
Quelques humains piégés
Trois aiguilles vaudous
Un cadran frénétique
Clouent le temps à l’envol
Des fictions fissurées
Susurrent comme une hypnose
Qui fige le présent
Dedans la salle close
Que la parole se taise
Épuisée de ses mots
De son imaginaire
Et de sa vacuité
La léthargie rebelle
Le monde contre nous
L’aveugle cécité
S’enfuit dans la nuit noire
Réveil de la mémoire
Le sable coule enfin
Bellinzona - 28.01.2021