Pris à témoin

En rien nos mondes ne se ressemblent
Ciel quadrillé de frénésie
Bruits qui s’agitent lumières qui tremblent
Haro sur toute fantaisie

Toi que je fantasme limpide
Dans ma naïveté voulue
Que penserais-tu de nos vertus
Absentes de nos cœurs avides

Les plus hauts en couleurs livides
Présentes seulement sur nos atours
De sociétés, chacals, vautours
Pierrots sans âme, cœurs intrépides

Là n’est pas la fatalité
Vivre est mourir est trop facile
Sombrer dans la banalité
Rêves et souvenirs dociles
Sombrer dans la médiocrité
D’une humanité qui vacille

Cécité de la vanité
D’un humanisme dit vérité
S’engluer dans l’espoir futile
De volontés déjà domptées
Et se regarder le nombril

Heureux sois-tu
Tu n’es plus là
Pour t’enfuir plus reclus encore

Dans ce monde qui jamais ne dort
Si tu ne te tues
Tu es mort


Lausanne - 20.05.2014