Quand la solitude pèse en des êtres plus durs
Bien outrés souvent dans des pensées de velours
Sans reconnaître à tort qui s’ignorent vautours
La porte ouverte un monde s’engouffre d’un air pur
Les mots sont comme des gouttes des perles de bonheur
Berceaux des solitaires sous des nuages qui grèvent
Comme une déchirure dans l’espace-temps la trêve
Qu’on égrène sur écoute et fuient s’ils en ont peur
La plèbe reconnaît les siens pourquoi pas nous
Sur qui pèse chaque idée chaque lieu chaque jour
Qu’on déguise les pantins sous de nouveaux atours
Toujours le même bois, les mêmes fils, pas nous
La crainte de l’espoir, les barreaux aux fenêtres
Font que notre vie ferme au cœur des platitudes
L’immensité cuisante de notre certitude
A nos yeux de chimères vouées à disparaître
L’avenir est immense,
Le passé grand,
Le présent peut-être
Et à guichets fermés, la vie est illusoire
Illusoire illusion
Les vrais moments de grâce ne durent qu’un instant
Le rêve qu’emporte au vent le sommeil chaque soir
Noyé dans sa passion
N’est que la vérité suspendue dans le temps
28.04.2020