La pluie certes lessive mais fait gonfler l’appât
Pour contrer les limaces qui déciment mes plans
Mes plants imperturbables
De la forêt elles montent en légions redoutables
Redoubler chaque fois les rangs de leur trépas
La média-fiction c’est l’altéro-vérité
Qui décime les masses endormies au présent
Les nasses se resserrent
Une fois la corde au cou, on lèche, on jappe, on ment
L’œil humide, la truffe fraîche, en quête d’identité
Le temps certes lessive mais révèle les os
Dans les cimetières morts sans sédimentation
Sans retour en arrière
Il répète les hoquets de stigmates sans passion
Sans plus de souvenirs qu’un rêve de bientôt
La science-fiction c’est l’auto-altérité
Le vent déjà au loin dont le souffle respire
Gémit dans notre sang
L’appel d’une autre vie au calme qui transpire
Un rêve de futur et de réalité
13.05.2020