Frénésie aigre ou douce

La frénésie du doute ne parle que d’envies
Nous conviant sans cesse à conspuer notre sort
Vivre combien de morts pour plonger dans la vie
La poésie du sens cultive les remords
A larmes égales on est aux abris de l’espoir
L’oiseau la cage ouverte reste sur son perchoir
La quille reste fière au milieu du naufrage
Entraînant vers le fond son épave sans âge
La carcasse d’orgueil tissée par nos histoires
Pourrit plutôt que fuir vermines et charognards
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La frénésie sereine de notre cœur qui bat
D’un pas irrégulier dans les sillons du temps
Laisse des rides aux coins de nos yeux éclatants
Une bulle légère qui soulage nos pas
À lames égales on tranche ce qu’on ne peut pas fuir
Pour sourire à tout va aux rêves en devenir
À l’inconnu qui chante on répond en écho
Que notre âme tranquille a trouvé le repos
On est morts mille fois pour vivre plus encore
Le soleil éclatant triomphant de la mort


20.05.2020