La vision à l’envers

L’indécision liait nos mains à nos doigts croches
Musique trop rapide dans un monde en sursis
L’abîme rétrécissait et ses parois de roche
Implacables frontières enserraient nos esprits

Les condors tournoyaient attendant la charogne
La putréfaction nous fronçait les sourcils
Plissés nos nez fermaient nos paupières gigognes
A l’abri de trouver un avenir asile

Pour sauver la beauté d’une humanité frêle
Qui malgré ses défauts et sa fragilité
Savait au moins rêver des histoires plus belles

Tendait à élever comme un noyé en mer
Ivre de sa colère et sa lucidité
Indécise jusqu’au bout, sa vision à l’envers.


27.09.2021