L’atmosphère est feutrée des idées dissemblables
Qui explorent sans le dire les mêmes univers
On est ailleurs, on est chez soi, on est divers
A rêver des possibles, mépriser le probable
La géométrie invariable
La chaleur y réchauffe nos vastes solitudes
Que seules peuvent concevoir des âmes aussi hardies
Les masques sont tombés les espoirs sont brandis
Comme des étendards emplis de gratitudes
On comble l’inexactitude
Les rêves germent tuteurs de vies impénétrables
Forteresses de lumières à seuls qui savent les voir
Porteuses indestructibles d’un feu nourri d’espoir
Où même l’heure la plus sombre est humaine et louable
Le silence ineffable
Dans les couloirs du temps qui enfle et se dilate
La déambulation rituelle rebat les cartes
Le destin forcément sans cesse s’en écarte
Sans cesse la surprise de la bulle qui éclate
Sur des instants uniques et rares qui nous relatent
16.02.2022