Entre deux rames aisées
Monstre de platitude
Je me baigne avec joie dans une mince solitude
Biaisée
La vie est belle parfois
On joue à se faire mal
L’humain enfant cruel cent fois
Sans foi plante son pal
Dans nos cœurs blasés
En quête éternelle de vivant
L’amour comme adjuvant
Buvant
Les minutes éternelles à grandes gorgées
Rêves de sève dégorgée
Interprète libre à jamais
De lire ce qu’on veut dans le temps
Trame de vent
Derrière, devant
Au choix on attend
Une vie qu’on omet
Au choix on omet d’attendre
Pour se laisser surprendre
Avec grâce
Par nos propres monstres de glace
Nos sables mouvants
Nos cœurs tendres
20.07.2022