Équilibre

On trouve son équilibre sur des supports étranges
Entre les murs qui parlent les vérités dérangent
Les vents qui portent un temps soupirent dans les franges
De l’humanité lasse qui se roule dans la fange

On trouve un vain plaisir à l’aube qui efface
Les souvenirs glorieux et les cauchemars tenaces
Qui hantent nos journées que seule la nuit terrasse
Drapés dans des effluves qu’une gueule de bois menace

On trouve aux fleurs du mal une douceur suave
Aux plaisirs inavouables l’apaisante voix grave
Qui berce nos esprits sur le sable qui lave
Les scories de nos peurs, les blêmes les plus braves

On trouve ce qu’on cherche sans oser regarder
L’envers laid des décors pourtant indispensables
Autruches bien rodées, nous cherchons dans le sable
L’essence de la vie qu’on choisit d’éluder


20.09.2022