Onirophilie

Le rêve clandestin dans la vie nous retient
À portée de la main, refuge de la nuit
Si proche si réel qu’on en périt sans lui
Gémissement dans le cœur au matin qui revient

Nous voler à jamais sa structure souvenir
Comme un pantin sans fils seuls quelques bouts de chair
Palpitent encore d’un cil, fermer l’œil être cher
Sur la jetée déserte du réveil qui déchire

Sur commande on conjure l’image de contrebande
Qu’on a su préserver du massacre du jour
On l’use jusqu’à la trame à l’en dénaturer

Mais rien ne peut sauver même notre âme qui scande
En vain dans l’infini notre soif de velours
Ce souvenir qui n’est pas, cette envie d’espérer.


13.01.2023