In absentia

Tao Yuan Ming, Hesse, Su Dong Po en exil
Ma vie est solitaire, mes illustres aînés
Me consolent le chemin même après tant d’années
Est resté si humain, si morne et difficile

Nulle accalmie, progrès, l’humanité bougie
Vacille dans le vent de sa propre folie
Lucide et accablé les yeux gourds et rougis
Du froid d’âme et des cœurs dans un monde d’oubli

Mes amis du passé comme vous me manquez !
Qu’ils auraient été beaux nos bouquets réunis
Nos banquets d’univers sous les mêmes étoiles

À travers le temps vain, évoqué, révoqué
J’égrène l’espoir serein qui navigue sans voile
Sur les courants du temps entre nos cœurs unis


24.01.2023