Les mots se bousculent mais
On ne le sait et ne les sent plus
Les images brouillent les idées
Comment se décider
Jamais
D’interrogation dans le flux
Pour se reposer
Sédimenter
Les strates de bruits brouillons
En mouvement vaste bouillon
D’inculture personnelle
Masquent l’émergence des surprises
Apprises
Et éternelles
On avance de méprise en méprise
De mépris en mépris
Sourd, muet, incompris
Sur un long long long chemin gris
Quelques éclairs de couleurs
Hurlent dans la nuit
D’improbables issues
De secours
Certains fuient
D’autres plus courageux
Plus fatigués peut-être
Restent dans la rivière à sentir le courant
Contemplatifs les doigts dans l’eau
L’eau coule au bout des doigts
Nous susurre, parfois, des mots
Les mots se bousculent mais
Chacun les entend
Différemment
Plus moins bascule et
Convaincus de leur importance
Quelques instants à la surface
Que le temps le passage efface
Tableaux de vie nouvelle, mouvants et fugaces
29.06.2023