Le marteau de la nuit frappe dans le silence
La boîte crânienne désuète du malade désœuvré
Vastes échos de rien, pas même libérateurs
Le scalpel dans la gorge, la fatigue dans le cœur
La nuit résonne d’échos ruminants et navrés
Quand le tonnerre déchire la gorge et le silence
Ce temps se prête bien à l’introspection
Hélas la chair trahit nos bonnes intentions
On voudrait, il faudrait, la nuit indifférente
Nous renvoie à nous-même, défectueux et chagrin
Abattu et vacant, morne nuit indolente
On voulait faire tant, et on ne fera rien
Comme un coup de semonce ultime de l’univers
Qui fait vibrer le cœur de mes peurs enfantines
Ma toux pause ma vie frénétique, anodine
Comme quoi tout a un sens, même un tout de travers
Tu te hâtais lentement, as-tu perdu ta route ?
Au milieu du silence,
Au milieu de mes doutes,
Je cherche la porte saine qui relie à l’enfance
Quand on savait encore le prix de l’insouciance
Je me résigne, souris, je me tais, et j’écoute.
16.01.2024