Les bien-pensants

Humanité fragile, donne-toi une chance
Une chance de croire enfin que rien n’a d’importance
Pas plus les opinions les combats que les danses
Et que tout peut finir dans un rire d’innocence

Donne-toi une chance de croire que tes colères
Face aux indifférences, différences et misères
Ne sont que l’expression de frustrations premières
Des colères sans couleurs, de douleur d’être fier

Moi qui te vois sans fards, artifices ou atours
Sans aucun horizon du sommet d’une tour
Plutôt que le rejet de croire que l’amour
Le vrai, sans condition, peut changer les contours

De ce destin funeste auquel tu te condamnes
Des œillères dans le mur, même pour de bonnes raisons
Restent bien des œillères, portes fermées de l’âme
Des lames tranchantes en sang, des folies sans saisons

Retiens humanité ton souffle malaisé
Reviens sur le chemin des espoirs apaisés
Tes rêves fous, jamais ils ne seront usés
Retiens ton souffle, respire, contemple médusée

La réalisation que tu as une chance
Collective, singulière, plus que tu ne le penses


08.02.2024