L’oiseau oisif étreint le temps comme suspendu
Dans les courants inaccessibles
La flèche du progrès encore manque sa cible
Plus de boussoles tout est perdu
Le rêveur embarqué sur l’étalon hâtif
Qui voudrait tuer les songes
Et les anges mortels ont l’âme qui les ronge
À user les superlatifs
Le simple être de chair n’a plus droit de cité
Dans ce monde devenu frénétique
L’instant serait perdu s’il n’est pas fantastique
L’appétit devient cécité
La satiété repue le calme revenu
Une utopie déraisonnable
L’alarme retentit dans nos cœurs malléables
Laissera la Terre mise à nue
Comme un écho résonne et notre âme frissonne
Raisonnons un peu dans le soir
Dans le grand incendie crépuscule de l’histoire
Un calme changeant qui étonne
15.02.2025