La gêne, l’inconfort, la honte, la morale
Réduisent le faisceau du champ de nos possibles
Tant le spectre du bien que le spectre du mal
Tant le chaud que le froid on devient trop sensible
C’est l’excès qui fait mal, le froid intense brûle
Tout aussi sûrement qu’une lame chauffée à blanc
Dans la tiédeur moite, tous les germes pullulent
Sur l’indécision lâche de nos regards fuyants
Se nourrissent de nos peurs tout aussi sûrement
Qu’un rêve s’éteint sans feu, sans vie pour le nourrir
À trop craindre de vivre on se laisse pourrir
Mourir au bain-marie, la douceur du cocon
Anesthésie nos âmes l’humain tel un flocon
Déclinaison sans fin, de peur de vivre se ment
03.10.2025