Étal

L’indigence est meurtrie d’une dignité vaine
On se débat sans suite dans la peur et la gêne
Étouffés sous le poids de nos peines

La liberté se cache sous une lumière crue
La vérité bouillonne de la vase qu’on remue
Squame après squame de nos mues

Serein sur le rivage jamais on ne traverse
L’océan est trop vaste, on ne craint que l’inverse
Équanime, soleil ou averses

La vie s’écoule sans heurts étincelle d’univers
Tranquille dans son âme détachée souveraine
On n’est que de passage été automne hiver
Un printemps éternel s’écoule sain dans nos veines


18.11.22 - Genève, au tribunal